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Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes

 
Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes

Le 25 novembre est la journée mondiale de lutte contre les violences faites aux femmes.

A l'occasion de la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, retour sur les actions déjà engagées par le Gouvernement.

Découvrez les principales actions de l’État pour la lutte contre les violences faites aux femmes

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L'assemblée générale des nations unies, préoccupée par la violence à l'égard des femmes comme obstacle majeur à l'égalité, au développement et à la paix, a proclamé le 25 novembre "journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes".

Article 1er de la déclaration de l'ONU du 20 décembre 1993 « La violence faite aux femmes désigne tout acte de violence fondé sur l'appartenance au sexe féminin, causant ou susceptible de causer aux femmes des dommages ou des souffrances physiques, sexuelles ou psychologiques, et comprenant la menace de tels actes, la contrainte ou la privation arbitraire de liberté, que ce soit dans la vie publique ou dans la vie privée. »

Cette date du 25 novembre a été choisie en hommage aux trois soeurs Mirabal : Patricia, Minerva et Maria Thérésa, militantes de la République dominicaine qui furent brutalement assassinées sur les ordres du dictateur et chef de l'État – Rafael Trujillo, le 25 novembre 1960. Ces meurtres furent l'un des facteurs qui déclenchèrent un mouvement anti-Trujillo. En l'espace d'un an, la dictature fut renversée.

La violence est fondée sur un rapport de force et de pouvoir, elle s’inscrit dans un fonctionnement de domination et de négation de l’autre en tant qu’individu et porte atteinte à son intégrité (physique, morale, psychique). Il ne s'agit pas de querelle, de "simple" conflit. C'est un processus au cours duquel un partenaire adopte à l’encontre de l’autre des comportements agressifs, violents, destructeurs. Il y a différentes formes de violences : morales, psychologiques, économiques, physiques et sexuelles. Quand on parle de violences conjugales, il faut intégrer plusieurs dimensions : individuelle, psychologique certes, mais également sociologique et culturelle. Les violences à l’égard des femmes sont liées à la forme que prennent les rapports sociaux entre les sexes. Les positions sociales des femmes et des hommes, leurs fonctions, les systèmes de valeurs auxquels ils se réfèrent, établissent les rapports sociaux entre les hommes et les femmes et plus ces rapports sont inégalitaires plus ils trouvent une justification sociale implicite. C’est un point souligné par les politiques gouvernementales.

Les chiffres clés

Pour une présentation plus approfondie de ces chiffres et d’autres données sur les violences faites aux femmes, consulter les numéros de La lettre de l’Observatoire national des violences faites aux femmes.

  •  Violences au sein du couple.

Chaque année, 216 000 femmes âgées de 18 à 75 ans sont victimes de violences physiques et/ou sexuelles de la part de leur ancien ou actuel partenaire intime (mari, concubin, pacsé, petit-ami…). Il s’agit d’une estimation minimale. L’enquête n’interrogeant que les personnes vivant en ménages ordinaires, elle ne permet pas d’enregistrer les violences subies par les personnes vivant en collectivités (foyers, centres d’hébergement, prisons…) ou sans domicile fixe. Ce chiffre ne couvre pas l’ensemble des violences au sein du couple puisqu’il ne rend pas compte des violences verbales, psychologiques, économiques ou administratives.

  • Viols, tentatives de viols et autres agressions sexuelles 

Chaque année, 86 000 femmes âgées de 18 à 75 ans sont victimes de viols ou de tentatives de viol. De la même manière que pour les chiffres des violences au sein du couple présentés ci-dessus, il s’agit d’une estimation minimale. Dans 86% des cas, ces agressions ont été perpétrées par une personne connue de la victime. Dans 38 % des cas, c’est le conjoint qui est l’auteur des faits.

  • Mutilations sexuelles

La France comptait en 2004, environ 53 000 femmes adultes qui auraient subi des mutilations sexuelles (hypothèse moyenne). Neuf victimes sur dix ont été excisées avant l’âge de 10 ans.

Source : Andro A. et Lesclingand M., Les mutilations sexuelles féminines, in Population & siciétés, n°438, INED, octobre 2007, Chiffres clés 2012, l’égalité entre les femmes et les hommes.

Face aux violences, libérons la parole

En France, une femme sur dix déclare avoir subi des violences conjugales. La mobilisation de chacune et chacun est donc essentielle : victimes ou témoins, appelez le 3919. Cliquer ici pour consulter la campagne nationale pour libérer la parole face aux violences et orienter les victimes vers les professionnels.

 
 

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